« Interalpes » veut donner au rail une nouvelle pertinence

Dauphiné Libéré – 22 novembre 2011

Le projet « Interalpes » de transport intermodal a été lancé lundi à Turin. Il est financé par le programme européen de coopération transfrontalière « Alcotra 2007-2013 ». Les principaux partenaires sont la Conférence des Alpes franco-italiennes (CAFI), la Transalpine (Comité pour la liaison européenne Lyon – Turin) et son homologue italienne Transpadana, le MEDEF Rhône-Alpes et la Confindustria organisation patronale italienne. 

Pour l’essentiel, le projet vise à favoriser le développement de l’intermodalité sur le territoire franco-italien, en fonction des infrastructures et services existants et à venir, des flux de transport et du contexte règlementaire, technologique et économique. La CAFI, grâce à son laboratoire des transports, conduira dans les prochains mois une analyse des flux de marchandises et de passagers à travers la frontière. Cette enquête  doit aboutir à une proposition de constitution d’un Observatoire unique franco-italien. 

Cette structure aidera les décideurs locaux à formuler des propositions concrètes de transfert modal (route ou air vers le rail, moins polluant), tant pour le fret que pour les voyageurs. Un examen détaillé des solutions pratiques à court terme, avant même la mise en service de la future liaison ferroviaire à grande vitesse à l’horizon 2020-2025, sera effectué.

L’étude portera aussi sur les questions économiques, à savoir le bilan coûts - avantages de l’intermodalité et ses répercussions sur le système productif : développement de l’activité logistique, réduction du coût du transport, emploi local. En fonction des résultats, il devrait être possible d’organiser la mobilité transfrontalière de manière plus efficace et conforme aux principes de développement durable. Il s’agit aussi de faire en sorte que les opérateurs publics et privés de transport puissent mieux réagir à l’évolution des flux.
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